Regards

Sensibilité en partage, les découvertes de l’atelier.

Catherine Gillet

Au départ …

Il y a ce goût pour le corps, la peau, la chair, les bribes, les cicatrices et plis secrets, mémoires invisibles et indélébiles. C’est ce qui me porte et me pousse dans mes recherches : les traces du temps sur le vivant.

Souvent ombres et lumières se cherchent, se parlent…

Dire sans dire, montrer sans montrer, changer d’espace, d’échelle.
https://www.catherine-gillet.com

Christine Bouvier

Depuis plus d’une quinzaine d’années, je mets en relation photographie et gravure dans un travail sur le paysage dont l’eau est un élément constitutif. D’abord inspiré par une forêt, située sur d’anciennes carrières souterraines qui ont fragilisé les sous-sols, et provoqué de surprenants effondrements inondés, chaotiques paysages, il s’est ensuite resserré sur des objets plus modestes : flaques d’eau, petits ruisseaux. L’eau silencieuse, stagnante, miroir offert à l’infini, et l’eau murmurante, en flux, qui s’écoule… Puis de petits tourbillons en cours de formation et de dissolution, renvoyant, avec un certain vertige, à d’autres éléments, de l’univers, parfois infiniment petits, parfois infiniment grands.
https://christine-bouvier.com

Edouard Gil

Edouard nous a quittés le 16 janvier 2015

« Certains êtres

Sont comme les astres,

Bien après leur disparition

Ils continuent de nous éclairer

Et de nous guider

Vers l’aurore »

(extrait de « En toute clarté » Luis Porquet 1970)

Texte d’introduction à son exposition à la galerie | Atelier de Ribemont Sur Ancre en Mai 2013

« Se nourrir des lieux, s’imprégner des lieux, s’en souvenir ; de l’enfoui, du loin, de l’absence et du silence dans cette énumération, se cache la résurgence en transmutation de pastel. Ainsi se construisent ces carrés de mémoire qui font la part belle à l’organique et au minéral. Edouard Gil a la plaine connaissance matérielle et technique de ce mélange de pigment, de craie et de gomme arabique, il bataille avec la matière jusqu’à la détruire pour mieux la fixer. De la série jusqu’à l’épuisement du souvenir s’élabore un cadrage du resserré, de l’essentiel comme une collecte. Pots, légumes, animaux, pierres s’offrent au regard dans une focale du proche. » Moïse Lefebvre Fillion

https://pascalgrav.wixsite.com/pascalpeintregraveur/single-post/2020/04/11/edouard-gil

Instagram